Fignon !
Exercices d’admiration
Dominique Julien
« Laurent Fignon était un pas pareil, un intello, un diplômé, un quant à soi. Il était plus intelligent que le peloton, il se faisait une tête avec ses lunettes de quartier latin, son catogan, son bandeau blanc. C’était avant le temps du casque obligatoire et sa crinière blonde était à elle seule la marque de sa liberté. C’est à Fignon dans la course que Domique Julien s’attaque, il le fait voler en éclats pour mieux nous le rendre en entier… vivant en quelque sorte. »
Paul Fournel
Mis au monde dans l’arrière-boutique d’un magasin de cycles Peugeot, Dominique Julien est un cycliste de naissance. Rien n’effraie ce professeur de philosophie en terre bretonne, pour qui chaque ascension est un nouveau festin. Les droits d’auteur de ce livre seront intégralement reversés à la Ligue anti-crabe.
http://lepasdoiseau.fr/wp-content/uploads/ext_Fignon.pdf
ISBN : 978-2917971-22-2 – 168 pages, 10 €
Je me souviens du Tour




« Ils choisirent la périlleuse aventure des Pyrénées, pour l’honneur de servir », a écrit le maréchal de Lattre de Tassigny à propos de tous ceux qui, en 1942-1943, quittèrent la France par ces montagnes pour « visiter » les prisons de Franco avant de rejoindre la Résistance établie alors à Alger. Issus de milieux différents, venus des quatre coins de France, réfractaires au STO, militaires, résistants, jeunes assoiffés de liberté, tous franchirent au péril de leur vie ces hautes crêtes d’Ariège, de Cerdagne et d’Andorre avec l’aide des réseaux de passeurs locaux. Leur mission accomplie, ces soldats de l’ombre sont rentrés dans l’anonymat.
Ce livre n’est pas un roman. Tous les personnages évoqués ici ont bel et bien existé. Pour raconter l’histoire de ces « passeurs d’hommes » au cœur des Pyrénées, Francis Aguila a patiemment récolté les récits des derniers témoins de cette période noire de l’histoire et parcouru de son pas de montagnard aguerri ces chemins menant vers la liberté. On ne dira jamais assez le courage de celles et ceux qui, au péril de leur vie, sauvèrent d’autres vies. Hôteliers, cheminots, ouvriers, paysans, bergers ou femmes de l’ombre, toutes et tous furent les maillons d’une chaîne de solidarité qui donnait sur le ciel d’Espagne, alors synonyme de liberté pour ceux qui fuyaient la France occupée. Parmi eux, des jeunes refusant le STO ou cherchant à rejoindre la France libre, des aviateurs britanniques ou canadiens abattus en mission puis récupérés par les réseaux, mais aussi la femme du général de Lattre de Tassigny passant par la Cerdagne ou encore ce couple de juifs hollandais sillonnant l’Europe pour fuir la persécution nazie par les hautes vallées qui ouvraient sur l’Andorre et l’espoir.
Qui, en se rendant en Andorre aujourd’hui, imagine le rôle qu’a joué la principauté pendant la Deuxième Guerre mondiale ?