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On l’appelle Roosevelt

José Martinez Cobo

Quatre exilés espagnols passeurs de mémoire historique

José Martinez Cobo raconte ici le parcours de quatre membres de la deuxième génération de l’exil républicain espagnol de 1939. Le carrossier Ramón Huerta, l’ouvrier maçon José Castro, la comptable de Renault-Billancourt Carmen García et l’électromécanicien de la Société nationale industrielle aérospatiale toulousaine Manuel Simón : chacun d’eux a contribué très activement à bâtir le pont mémoriel de près de quarante ans qui surmonta la nuit de la dictature franquiste. Conditionnés par le vécu aventureux et très prégnant de leurs pères, ils se transformèrent, non seulement en héritiers de leur mémoire, mais aussi en acteurs prolongeant leur combat.

José Martinez Cobo, arrivé à Toulouse en 1940 avec sa famille exilée, a eu dans cette ville une carrière médicale remarquée. Parallèlement, son engagement politique l’a amené à de hautes responsabilités dans le socialisme espagnol, tant en France qu’en Espagne.

Isbn : 978-2-493504-01-2 – 314 pages – 14 X 21 cm – Prix 18 €

ACHETER

1936, un Tour de France populaire

Jean-Paul Bourgier

Paris, 7 juillet 1936, quatre-vingt-dix coureurs prennent le départ du trentième Tour de France. La ferveur populaire les accompagne après un printemps agité. Alors que le calendrier cycliste déroule ses habituels rendez-vous, la victoire de l’alliance électorale du Front populaire porte Léon Blum à la tête du gouvernement. D’importants mouvements de grève conduisent aux accords Matignon. Pendant que sur les routes du Tour, poings levés et banderoles revendicatives rappellent la vigueur des mouvements sociaux, aux frontières les dictatures se renforcent. Hitler remilitarise la Rhénanie et prépare les Jeux de Berlin qui débutent quand la Grande Boucle s’achève. L’invasion de l’Éthiopie par Mussolini n’est pas étrangère à l’absence des coureurs italiens sur ce Tour 1936. L’équipe de Belgique de Sylvère Maes rivalise avec les Tricolores où l’unité laisse à désirer autour d’Antonin Magne. Le Basque Ezquerra l’emporte à Cannes au lendemain du soulèvement militaire dirigé par le général Franco au Maroc espagnol. Au Parc des Princes, devant 40 000 spectateurs, Sylvère Maes remporte son premier Tour de France. Le Belge réalise un exploit solitaire lors de l’étape des quatre cols pyrénéens entre Luchon et Pau. Eddy Merckx renouvellera la performance trente-trois ans plus tard. Second de Maes, Magne, sacré champion du monde en septembre, annonce qu’il souhaiterait diriger une formation professionnelle au terme de sa carrière. La légende de l’emblématique directeur sportif de l’équipe Mercier est en marche, avant la rencontre avec Raymond Poulidor, enfant du Limousin né en 1936, une année réellement peu banale…

Avec 1936, un Tour de France populaire, Jean-Paul Bourgier poursuit son exploration de l’histoire du Tour au rendez-vous de la grande Histoire. Comme lors de ses précédentes publications – Le Tour de France 1914 et 1919, le Tour renaît de l’enfer –, il mêle avec justesse sa passion pour le vélo et son goût pour l’Histoire.

Isbn : 978-2-493504-00-5 – 138 pages – 16 X 24 cm – Prix 15 €

AZF Fragments du fracas

20 ans après la catastrophe

Frédéric Arrou

À Toulouse, le 21 septembre 2001, l’usine AZF explose. L’onde de choc a soufflé les habitations dans un rayon de 6 km et son orientation a essentiellement touché « les quartiers », ceux que l’on écrit entre guillemets parce qu’on y trouve des immigrés, des pauvres, des illettrés et jusqu’à 45 % de chômage. Des gens démunis face aux documents revendiqués par des assureurs mesquins et les gestionnaires de la réhabilitation qui travaillent sur plan, dans la méconnaissance la plus parfaite du mode de vie de ces populations. En créant
« l’Association des sinistrés du 21 septembre », Frédéric Arrou les a non seulement aidés, mais les a surtout restitués dans leur citoyenneté, dans leur dignité. Une saga sociale, une expérience humaine aussi, qu’il va poursuivre jusqu’au premier procès de l’industriel, en 2009. Dans AZF, fragments du fracas, Frédéric Arrou restitue des notes prises au fil de ses rencontres, de ses humeurs. De ses souvenirs aussi. Il peut être drôle, mordant, parfois cinglant. Toujours entier. Vingt ans après, ce livre témoigne de ce que peuvent faire les hommes de la vie, le pire comme le meilleur. Certains aident les faibles, d’autres écrasent les pauvres, d’autres encore essaient d’écouter et de comprendre. Le bilan d’AZF ne se réduit pas à une colonne de chiffres, il reste gravé dans la mémoire de tous, dans une ville qui n’avait alors qu’une hâte : oublier.

Frédéric Arrou est né un 29 février, s’est marié un vendredi 13 et a pris sa retraite un 1er avril. Le genre de type qui peut jouer au loto, mais qui a choisi d’écrire pour témoigner et éviter que ne soit ensevelie « l’autre mémoire » de la catastrophe d’AZF, celle qui s’est jouée dans les coulisses des cabinets d’assurances, à la Préfecture, à la Mairie, et chez les avocats de l’industriel… soutenu par la CGT.

Isbn : 978-2-917971-94-9 – 160 pages – 14,5 X 21 cm – Prix 15 €

Histoires de mules

Textes d’Olivier Courthiade
Illustrations de Bruno Gras

.… Ces animaux aux longues oreilles, au regard tour à tour doux ou goguenard, m’ont fasciné de longue date. Il était grand temps d’accorder de l’attention à ces étranges animaux. Ma volonté – en chaussant les bottes de mon ami Éric Rousseaux, auteur de Mules et Mulets, ces animaux d’exception – est de donner quelques tuyaux (et recettes) aux néo-aficionados. Plutôt que de me lancer dans un ouvrage didactique, la forme épistolaire m’a paru plus sympathique pour livrer quelques secrets…
et plus appétissante. Et le cocher flamand à qui s’adressent ces lettres, existe-t-il vraiment ? Oui, gagné ! Beaucoup de chair et d’os sur ce “Géant des Flandres” à poil roux. Instructeur d’attelage de renommée internationale, directeur de haras, Emmanuel de Meulenaer a toujours élevé, dressé et utilisé des chevaux de toutes races.
Je le remercie d’avoir joué le jeu du débutant qu’il n’est pas. Le connaissant un tantinet gourmand, j’en profite pour lui suggérer dix recettes typiquement pyrénéennes. L’illustrateur de mes lettres, c’est Bruno Gras, mon « voisin du dessus », puisqu’il habite le dernier village en amont de la vallée de l’aride, au cœur des Pyrénées ariégeoises. »

Olivier Courthiade

Isbn : 978-2-917971-93-2 – 120 pages, 21,5 x 17 cm – Prix : 20 €




(H)êtres

Récit
Jean-Baptiste Cordonnier

« Quand les forêts parlent…

Leur vie qui se décline en siècles ramène à leur dimension fugace les combats des hommes, leurs souffrances, leurs faims et leurs meurtres – mais sans les oublier.

C’est aux dires des arbres que ce livre, aussi inclassable et sensible que son auteur, nous invite. »

Marc-André SELOSSE

Viticulteur dans le Médoc et forestier en Couserans, Jean-Baptiste Cordonnier, en donnant la parole aux arbres, raconte aussi une part de l’histoire des hommes au cœur des Pyrénées.

Les illustrations de son fils Pierre-Louis nourrissent et animent ce dialogue intime avec la forêt.

Isbn : 978-2-917971-92-5 – 120 pages, 14,5 x 21 cm – 15 €




La montagne pour tous

Dirigé par Olivier Hoibian

La genèse d’une ambition dans l’Europe du XXe siècle

Les excursions en montagne et l’alpinisme, dans leur conception moderne, voient le jour en Europe, à l’aube du XIXe siècle. La conquête du Mont-Blanc, en 1786, représente, au moins symboliquement, l’acte de naissance de cette nouvelle forme de loisirs cultivés et mondains. Cet exploit lance un vaste mouvement de conquête des principaux sommets des Alpes et des Pyrénées.
Les représentants de la « bourgeoisie éduquée » jouent un rôle déterminant dans la création des premiers Clubs alpins à travers l’Europe occidentale entre 1857 en Angleterre et 1874 en France. En établissant les valeurs et des normes «du bon usage de la montagne», ils contribuent à la promotion, auprès de leurs contemporains, d’une forme inédite de tourisme. Au-delà des évolutions comparables des grands Clubs alpins d’Europe, caractérisées par l’influence des élites cultivées, le désir de gravir les cimes et d’arpenter la moyenne montagne gagne bientôt de nouvelles catégories sociales. L’aspiration à « la montagne pour tous » commence alors à émerger. Des voix s’élèvent pour réclamer une véritable démocratisation de l’alpinisme et de la randonnée. Cette revendication émane principalement des groupes au recrutement plus populaire qui développent leurs propres modes de sociabilité. Les cultures nationales et les traditions locales vont peser sur les formes de mobilisations en faveur des loisirs et produire des effets variés selon les territoires. Les éclairages présentés permettent d’identifier les dynamiques sociales à l’œuvre en Angleterre, en Suisse, en Italie, en Allemagne, en Autriche, en France et sur le versant espagnol des
Pyrénées depuis la Catalogne jusqu’au Pays basque. Cet ouvrage se propose de restituer ce passé méconnu dans toute son épaisseur historique, par une approche comparative depuis le début du XIXe siècle.

Isbn : 978-2-917971-91-8 – 254 pages, 16 x 24 cm – Prix : 20 €





Suprême Soviète

Olga SCHMITT

« Les très bons conteurs, il est rare qu’ils sachent aussi écrire. On les écoute, on adore ça, on voudrait en garder trace, mais la plupart du temps ça ne marche pas. La magie s’évapore. De tout ce qu’elle raconte, Olga fait une épopée. Le monde de la mode, des marques, du glamour, dans lequel elle a longtemps travaillé, c’est dans sa bouche une comédie humaine féroce et burlesque. On rit, mais ceux qui la connaissent bien savent que c’est après la fin du dîner, quand la première vague d’invités est partie et que la seconde s’incruste en passant du vin à la vodka, qu’en insistant un peu, à peine, on peut aiguiller Olga vers sa vraie légende dorée : son enfance moscovite. »

Emmanuel Carrère

Olga Schmitt est née à Moscou. Cette agent d’artiste a vécu mille vies, fréquenté la scène rock, les défilés de mode, les galeries d’art et la presse de luxe, sans jamais renier les précieux préceptes de son éducation soviétique.

Isbn : 978-2-917971-90-1 – 160 pages – 12 €




Liberté pour les poules

Dany Chevalier-Consola
Illustrations Flora Taverner

Après un long voyage, serrées dans une cage grillagée, Tango et Polka, nos deux poules du Sud-Ouest, arrivent en région parisienne pour être livrées dans un « poulailler citadin design » commandé sur Internet. Mais ça ne tourne pas rond, déprime saisonnière, mal du pays… comment se sortir d’une telle galère ? L’intrépide Tango va-t-elle entraîner la timorée Polka dans sa quête de liberté ?

Isbn : 978-2-917971-89-5 – 46 pages, couleur, 15 x 21 cm – Prix 8 € 




Les Couserannais racontent 39-45

Témoignages recueillis par Eth Ostau Comengés
et réunis par Jean-Paul Ferré

Édition bilingue Occitan/Français
Livre-CD audio

Ce livre s’adresse à tous ceux qui ne veulent pas oublier, mais aussi à ceux qui veulent apprendre, comprendre et transmettre un passé pas si lointain et pourtant déjà presque éteint. Si ces récits sont propres aux gens du Couserans, ils en dépassent largement les frontières… Ces témoignages du quotidien de la guerre de 1939-1945 nous touchent particulièrement par leur proximité géographique, mais aussi par leur proximité affective car, d’où que nous soyons, nous avons tous un parent qui a connu et vécu ces années-là. Alors découvrons ces tranches de vie, ces témoignages difficiles, parfois plus légers, de ces Couserannais qui n’ont pas oublié et qui nous donnent finalement de l’espoir et l’envie d’en savoir plus. Parce qu’il faut se souvenir, parce qu’il faut comprendre d’où l’on vient, ce qui a été, pour devenir et savoir où l’on va, écoutons ces « petites » histoires qui font la « grande »
Histoire : c’est ainsi que nous pourrons à notre tour les faire vivre encore et les transmettre à nos enfants.
Jean-Paul Ferré est professeur d’Occitan et d’Histoire-Géographie. Il est aussi très impliqué dans la collecte et la diffusion du patrimoine culturel immatériel en Comminges et Couserans, au sein d’Eth Ostau Comengés. Auteur de documentaires ethnographiques, de recueils de contes, du livre Ceux de Betchat dans la Grande Guerre, il est à l’origine de la mallette pédagogique Conda’m eth Coserans dont le présent ouvrage est le prolongement.

Isbn : 978-2-917971-87-1 – 144 pages, 16 x 24 Prix : 15 €




Carnet de bergères

Marion Poinssot  & Violaine Steinmann

À travers la montagne, pour quelques mois par an, nous emmenons les brebis paître. Dans les jumelles nous mettons au point des stratégies pour le troupeau et des vues décalées sur l’envers des crêtes.
Au fil des saisons dans les Alpes et les Pyrénées ariégeoises, nous cheminons entre ruminations foutraques, météos radieuses, galères à frissons. Nos routes se croisent sur les pages de ce carnet commun où nous abordons à deux voix nos contradictions par la face nord et nos jubilations par le versant sud. Le tout avec le plaisir évident de vous convertir au brebisme.

Marion Poinssot garde des brebis dans le Vicdessos, en Ariège. Avant de découvrir le métier dans les Hautes-Alpes, elle a travaillé dans le milieu paysan au Mexique et l’éducation populaire en Aveyron.

Violaine Steinmann est bergère dans la vallée du Biros, en Ariège également. Elle a fait ses premiers pas au cul du troupeau dans les Pyrénées-Orientales puis en Savoie, après des années à faire vivre des marionnettes.

Isbn : 978-2-917971-88-8 – 112 pages, couleur, 21,5 x 17 – 15 €