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Pierre Giffard

Du Paris-Brest à l’affaire Dreyfus
Jacques SERAY

Pierre Giffard (1853-1922) commença par mettre sa plume au service du plus grand nombre, en se faisant le vulgarisateur des techniques nouvelles : le téléphone, l’électricité ou encore le phonographe. Journaliste, Pierre Giffard comprit très vite l’intérêt de créer de grands événements sportifs pour asseoir la notoriété d’une presse en pleine effervescence. Dès 1891, celui qui voyait dans le vélo « un bienfait social » inventa la course Paris-Brest-Paris, puis l’année suivante Paris-Belfort à la marche et Paris-Rouen automobile en 1894. Avec son compère Paul Rousseau, il lança en 1892 le premier quotidien sportif, Le Vélo. En faisant le choix d’y défendre le capitaine Dreyfus, il se mit à dos les annonceurs de son journal qui se tournèrent vers le concurrent naissant, L’Auto, ancêtre de L’Équipe et créateur du Tour de France. Le Vélo était condamné. Et lui bien secoué !

ISBN : 978-2-9524223-8-3 – 304 pages – Prix : 23 €



Au Tour du Faso

Photo, Christophe Ena – Texte, Louis Doucet

Christophe Éna*, reporter photographe, a couvert le Tour du Burkina Faso 2008 avec beaucoup de sensibilité et de talent. Ses photos a la fois très esthétiques et poétiques nous présentent une Afrique insolite.

Ici, dans un décor tout neuf, nul besoin d’ascensions vertigineuses pour donner corps et âme au sport cycliste. Au Tour du Faso, la légende s’écrit dans la poussière, sous une chaleur extrême et devant une foule enthousiaste qui s’est approprié l’épreuve phare du cyclisme africain comme un joyau du patrimoine national.
Fausto Coppi, qui disputa ici sa dernière course en 1959, aurait-il laissé au pays des hommes intègres un peu de son esprit en héritage ?
Le Tour du Faso, laboratoire des ambitions africaines depuis 1987, fait naître l’espoir de voir un jour se mêler Blancs et Noirs dans les plus belles batailles du vélo. Quand ce rêve deviendra réalité, on pourra dire que c’est du côté de Ouagadougou que l’histoire a commencé.

*Christophe Ena, reporter photographe né à Pau en 1965, travaille pour Associated Press depuis 1996. Cet habitué des plus grands événements sportifs a couvert plusieurs Tours du Faso.
Ce travail a été primé par la National Press Photographers Association.
Louis Doucet, rédacteur au service de presse d’Amaury Sport Organisation, a suivi à cinq reprises le Tour du Faso dans les équipes d’organisation de la course.

ISBN : 978-2-917971-07-9 – 96 pages – format 23×27 cm – Couverture cartonnée – Prix : 25 €

L’Ariège cycliste

Henri Taverner

À travers les archives de la presse locale et la rencontre d’anciens coureurs, l’Ariège livre ici cent vingt ans de son histoire cycliste, de la création de son premier club, à Pamiers en 1886, au 10e anniversaire de l’Ariégeoise en 2005.
Le Tour de France avait 7 ans quand il traversa pour la première fois l’Ariège, en 1910. L’histoire de ses fréquents passages accompagne l’évolution du département, qui en retour a donné à la Grande Boucle sa part de légende et de drames.
Au fil de ses ascensions prestigieuses ou de ses cols discrets, la géographie ariégeoise se révèle d’une richesse insoupçonnée, prête à combler les cyclistes en quête de parcours à la fois exigeants et grandioses.

L’auteur : journaliste indépendant, Henri Taverner est avant tout un cycliste à qui les routes de l’Ariège se sont offertes en cadeau qu’il a choisi de partager ici.

Prix du document sportif 2005



Chroniques de l’étrange

Régine Brzesc-Colonges

Les 50 « Petites histoires de l’Histoire » ici rassemblées ont été initialement écrites pour être lues par leur auteure sur les ondes de radio Montaillou à laquelle Régine Brzesc-Colonges collabore après avoir travaillé pour Radio France où elle créa l’émission.
Ces histoires écrites de manière vive et précise couvrent l’Aude, l’Ariège, le Pays catalan et le Pays toulousain, elles revisitent la grande Histoire à travers des lieux et des personnages emblématiques.
Il y est question des cathares, de la Résistance, de faits divers singuliers, des mystères de Rennes-le-Château, de légendes et de traditions locales.

ISBN : 978-2-917971-02-4 -156 pages, Prix : 15 euros



Une mémoire espagnole

Alain Pozo

Une vieille boîte à couture décorée d’espagnolades…
De cet objet hérité de sa grand-mère, Alain Pozo fait resurgir tout un pan enfoui de la mémoire familiale : lettres, documents administratifs et surtout photographies sont les témoins muets de ce que fut l’exil de son grand-père, Blas Pozo Valenzuela. Maire communiste d’un village d’Andalousie durant le Frente Popular, forcé de se réfugier en France en 1939 lors de la défaite républicaine. Pendant 15 ans, ces photographies sont le seul lien entre lui, l’exilé, et sa famille demeurée sous le joug du franquisme.
Quelque 70 ans après, ces mêmes clichés mèneront Alain Pozo sur les traces de Blas, des camps de travail des vallées des Beunes, en Dordogne, durant l’occupation allemande, aux cruelles désillusions de l’après-guerre qui contraindront toute la famille à un exil définitif en France.

« On dit qu’il faut sauter une génération pour que resurgisse la mémoire. Alain Pozo est fidèle à la règle. À travers l’histoire singulière de son grand-père, ce héros, sublime dans son obstination à rebâtir sur des ruines et à photographier son exil ordinaire, l’auteur ramène à la lumière toute son histoire intime rythmée par la grande Histoire »            René Grando

978-2-917971-33-8, 120 pages – 24 x 20cm – Prix : 23€




Journal d’une lycéenne sous l’Occupation

Toulouse 1943-1945

« En 1944, j’avais 17 ans, dit Aline, et le sentiment de vivre au cœur de l’Histoire, avec un grand H. Je comprenais que nous vivions une période exceptionnelle et qu’il fallait noter ces souvenirs. »
N’est-ce pas ce qu’on appelle l’histoire vivante ?

En effet, comment ne pas écrire un journal sous l’Occupation quand on a 17 ans ? Comment ne pas raconter la vie comme elle vient, quand on est élève au lycée Saint-Sernin de Toulouse et future enseignante ?
Aline décrit les aléas du ravitaillement, les collectes pour sinistrés, les vols de vêtements, elle parle d’une cousine de son père déportée à Ravensbrück, des bombardements, des sorties au théâtre, au cinéma… C’est aussi cela la guerre.
Érudite, la pétillante lycéenne se nourrit de Montaigne et d’Hugo, remparts contre la morosité d’une époque où les pourfendeurs de l’esprit laïc tiennent le haut du pavé. Puis, comme les violettes annoncent le printemps, la liberté vivace reprend ses droits. Sa plume témoigne alors des combats du faubourg, de la libération de la ville et de l’arrivée du général de Gaulle au Capitole.
Le regard qu’Aline porte sur son journal – 70 ans après sa rédaction – en éclaire la compréhension et nous invite à une lecture subtile de l’histoire de Toulouse.

Aline DUPUY, normalienne au lycée Saint-Sernin promotion 1943-1946, est enseignante à la retraite. Elle vit à Toulouse dans le quartier de son enfance.

Thierry CROUZET, diplômé d’Histoire et de Sciences politiques en Relations internationales, s’intéresse au vécu des Français durant la Seconde Guerre mondiale.

Frédéric VIVAS, ethnologue, psychologue, est actuellement formateur. Il est directeur de publication de la revue Artefacte (Artefacte-asso.com).

978-2-917971-30-7 – 318 pages – 27 x 22cm – Prix : 23€

Le jury du Prix Joseph-Laurent Olive du 19e salon du livre d’histoire locale de Mirepoix a été décerné à Aline Dupuy, Frédéric Vivas et Thierry Crouzet pour Journal d’une lycéenne sous l’Occupation – Toulouse 1943-1945.

Le petit coiffeur d’Aranjuez

Itinéraire d’un républicain parmi tant d’autres

Félix Garcia Bonet

Félix Garcia Bonet, l’auteur du « Petit coiffeur d’Aranjuez » est né dans la Mancha. Il ne se bat pas contre des moulins, mais veut seulement laisser une trace, la sienne. Son parcours est un témoignage historique, émouvant et criant de vérité. Celui de ces milliers de républicains espagnols, chassés de chez eux par la dictature franquiste, et se réfugiant en France. Des familles décimées, prises dans un tourbillon où vivre seulement, tenait du miracle. « Je veux que mes enfants sachent dit-il. Je veux parler au nom des miens qui n’ont pu que se taire, leur faire honneur pour que cette tranche de vie ne sombre pas dans l’oubli ». Émouvant et sincère, ce livre est une pépite, forgée de mots simples et vrais, chargée de morts pour rien et de larmes versées. Il ne peut laisser indifférent. L’oubli n’est plus possible.

ISBN : 978-2-917971-25-3 – 174 pages – 16 x 24 cm – Prix : 15 €

 – Ce livre est épuisé  –