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Ce sale hasard qu’est la vie

Luce Perez-TejedorLuce PEREZ-TEJEDOR

Roman
« Le Portugal, c’est dur. Un mot de trop et c’est le cachot. Papa y est allé à seize ans pour avoir volé des patates car la nourriture était rare à cause d’un type qui s’appelait Sale Hasard ou un truc du genre. Ça lui va drôlement bien comme nom vu ce que Papa nous a raconté sur lui.” Voyage dans la France profonde des Trente Glorieuses, Ce sale hasard qu’est la vie fait le portrait de l’exil à travers le regard d’une fillette que la vie bouscule et que tout interroge. Peu douée à l’école, elle se débat contre son institutrice et les mathématiques car “cela a l’air si difficile d’être inculte qu’il ne faut pas redoubler”. Dans la vallée reculée des Pyrénées où sa famille a immigré, son père, ouvrier à l’usine Pechiney la nuit, est éleveur de vaches le jour. Sa mère s’occupe des lapins et du jardin. Le fragile équilibre du clan s’ébranle, secoué par le lointain écho de Mai 68, quand les enfants grandissent et affrontent un à un la vie, plus difficile pour ceux qui viennent d’ailleurs.

Née en 1985 à Toulouse, Luce Perez-Tejedor passe son enfance entre l’Espagne et l’Allemagne. Elle vit aujourd’hui entre Toulouse et Dakar. Ce sale hasard qu’est la vie est son premier roman.

ISBN : 978-2-917971-62-8 – 112 pages, 14,5 x 21 – 12 €




Les Vierges laïques

Couv-ViergeMarguerite Peyre

Roman

Dans un petit village des Pyrénées, Jeanne-Marie, enfant abandonnée et élevée par des agriculteurs, est repérée par son institutrice qui s’attache à elle et l’incite à suivre la même voie. Jeanne-Marie s’engage à son tour dans la mission des instituteurs des années 1930. Leur objectif : redonner vie aux campagnes qui se dépeuplent en encourageant la jeunesse à rester au pays. Cette situation l’amène à se donner entièrement à son métier d’institutrice. Vivant dans un certain isolement, elle n’aura de cesse de s’interroger, non sans souffrance, sur son origine et la raison de son abandon par ses parents inconnus.

Ce roman, écrit après-guerre et enfin publié, est un puissant et émouvant témoignage sur ces « Vierges laïques », qui par les circonstances de leur vie, dans le célibat, se sont données corps et âme à leur vocation, l’enseignement.

Maguerite Peyre, née Bétolaud à Paris (1882-1975) fut institutrice et directrice dans plusieurs arrondissements de Paris. Elle a pris sa retraite en 1935 dans l’Ariège avec son mari qui en était originaire. Passionnée de littérature et d’histoire, elle consacra dès lors ses loisirs à la lecture et l’écriture, sans jamais publier de son vivant.

« J’ai un plaisir infini à égayer mon présent en évoquant mes souvenirs d’enfance, et à essayer de les raconter », écrivait-elle en 1952.

ISBN : 978-2-917971-59-8 – 126 pages, 16 x 24 – 15 €

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Le chemin des âmes mortes

Annie Lavedan

« Je respire profondément, je hume l’air du matin, je me prépare à tourner le dos et à décoller. C’est mille ans que je laisse derrière moi. Mille ans de désespoir et de carnage. Toute une vie dont je voudrais ne pas avoir à parler. Mais on n’enterre pas aussi facilement les morts. Les comptes se règlent. Il faut que chaque chose soit à sa place. Je suis née le jour des Morts dans une maison en grand deuil. Ma grand-mère paternelle, la seule femme que mon père eût jamais aimée, mourut trois jours avant que je naisse.“
En mettant en lumière les secrets qui nourrissent les drames d’une famille, Annie Lavedan tente de briser le cycle infernal des inhibitions transmises de génération en génération.
Le Chemin des âmes mortes est le premier roman de cette femme de théâtre revenue sur la terre de ses origines.

ISBN : 978-2-917971-09-3 – 256 pages, Prix 14 euros